Il y a soixante-dix ans, les maladies chroniques étaient rares. Aujourd’hui, elles ont atteint des niveaux pandémiques.

Le surpoids, la sédentarité, la dépression, l’hypertension, l’hypercholestérolémie et le diabète touchent une part croissante de la population.

En Belgique, une personne sur quatre souffre d’hypertension, 18 % ont un taux de cholestérol élevé (jusqu’à 70 % chez les plus de 40 ans), et 10 % sont diabétiques.

Notre mode de vie moderne expose tout le monde, jeunes adultes compris, à des risques accrus. Voici un constat frappant :

Les maladies cardiovasculaires sont la première cause de mortalité mondiale, avec 18,5 millions de décès par an, suivies du cancer (10 millions).

Les études montrent que 80 % des maladies cardiovasculaires et des cas de diabète de type 2 pourraient être évités grâce à une prévention précoce et à des soins adaptés.

Cette réalité, souvent rappelée par les responsables politiques, les dirigeants hospitaliers ou les assureurs, ne suffit pas. Les discours ne changent rien à eux seuls, et augmenter le budget de la prévention ne résoudra pas tout.


5 raisons pour lesquelles les médecins peinent à privilégier la prévention

Pourquoi les médecins interviennent-ils souvent trop tard, plutôt que d’anticiper ou de prévenir les problèmes ? Cinq raisons majeures, étroitement liées, expliquent cette situation.

1. Une formation insuffisante en matière de santé globale

La médecine traditionnelle accorde peu de place aux interventions sur le mode de vie : activité physique, alimentation, santé mentale ou sommeil. Certains médecins s’y intéressent, mais c’est généralement par initiative personnelle, en dehors du cursus classique. Bravo à eux ! 🎩👏

Par ailleurs, l’évaluation des risques cardiovasculaires est cruciale pour des soins personnalisés. Pourtant, beaucoup de médecins ignorent que des facteurs comme la ménopause, le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK), certains traitements de chimiothérapie ou les complications de grossesse augmentent significativement ces risques.

2. Des outils inadaptés et un temps limité

En consultation, 15 à 20 minutes par patient, c’est la norme. Un défi de taille, surtout quand une partie de ce temps est engloutie par des tâches administratives ou des interfaces numériques peu intuitives. Saviez-vous qu’un médecin clique en moyenne 4 000 fois par jour ? Difficile, dans ces conditions, d’offrir des consultations de qualité. Pourtant, la technologie et l’IA pourraient nous aider à recentrer notre pratique sur l’humain.

3. Un manque de collaboration

Des soins d’excellence passent par une approche pluridisciplinaire. C’est particulièrement vrai en ambulatoire, où la gestion des maladies chroniques et les changements de mode de vie sont centraux. Il est temps de miser sur la collaboration entre professionnels de santé, pour aborder les défis complexes avec des expertises complémentaires.

4. Des incitations financières déséquilibrées

Notre système de santé fonctionne sur un modèle de paiement à l’acte : plus on soigne, plus on est rémunéré. Résultat ? Les maladies chroniques rapportent, la prévention non. En Europe, seulement 3 % du budget santé est consacré à la prévention, contre 53 % pour les soins curatifs. Un déséquilibre flagrant.

5. Des médecins qui ne montrent pas toujours l’exemple

Beaucoup de soignants négligent leur propre santé, ce qui influence inévitablement leur pratique.

  • Repas avalés entre deux réunions ou devant un écran.
  • Horaires décalés et sommeil perturbé, surtout à l’hôpital.
  • Environnements de travail peu propices au bien-être mental.
  • Difficulté à intégrer une activité physique régulière.

Conséquence : tabagisme, surpoids, épuisement professionnel et sédentarité sont fréquents dans nos rangs. Comment encourager nos patients à adopter un mode de vie sain si nous ne le faisons pas nous-mêmes ?

Pour les guider, nous devons d’abord prendre soin de nous.


Un système de santé à réinventer, sans attendre

Notre rôle ne se limite pas à soigner la maladie. Il consiste aussi à préserver la santé, en considérant chaque patient dans sa globalité : physique, métabolique, psychologique et émotionnelle. Chaque individu est unique, avec ses aspirations, ses craintes et son besoin de soutien.

La révolution des soins de santé doit commencer maintenant.


L’approche de Riva

Attendre que les pouvoirs publics transforment seuls le système serait naïf. J’ai créé Riva pour agir dès aujourd’hui, et ne pas finir ma carrière dans un bureau triste, entouré de diplômes, avec le sentiment de n’avoir rien changé.

Chez Riva, nous bâtissons une nouvelle norme de soins, avec :

  • Une plateforme médecin-patient qui :
    • Automatise les tâches répétitives, pour que les médecins puissent se concentrer sur la prévention.
    • Traduit les consultations en un tableau de bord clair, permettant aux patients de mieux gérer leur santé.
  • Des bilans de santé repensés : au-delà des examens classiques, nous aidons à comprendre et réduire les risques personnels, détecter les maladies précocement et améliorer la qualité de vie.
  • Une académie pour former les médecins à intégrer la prévention dans leur quotidien.
  • Un cadre de travail sain, comme notre clinique bruxelloise, pour offrir les meilleurs soins.